Association Pour le Théâtre Populaire de Nîmes

LE THÉÂTRE POUR TOUS

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Association Pour le Théâtre Populaire

LE THÉÂTRE POUR TOUS

4, La placette - 30900 - Nîmes   

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Samedi  19 Aout 2017
La mobilisation de spectateurs pour défendre la démarche de Jean VILAR à Chaillot et au festival d'Avignon avait débouché sur la création d'une première ATP en Mars 1953 à Paris. D'autres ATP virent le jour, dans la foulée, à  Avignon (1954), Amiens (1953), Poitiers (1956), Aix en Provence (1959)…

Dans la cité des Papes, dès 1955, les Amis du Théâtreprogrammait leur première saison théâtrale, en hiver, entre deux festivals. 
A Nîmes, l'association est née de la rencontre de deux désirs. Celui de spectateurs passionnés de théâtre, déterminés à agir sur le modèle avignonais, à « quitter leur fauteuil » pour voir enfin, dans leur propre ville, le théâtre de leur temps. Et celui d'une nouvelle municipalité - nous sommes en 1965 ; c'est le premier mandat d'Emile Jourdan à la tête d'une équipe d'union de la gauche - porteuse d'un projet culturel faisant toute sa place au théâtre contemporain.

Plutôt que de faire appel à un directeur artistique (qui aurait pu être Alain Rais), à  une compagnie théâtrale (Cie de l'Etang de Berre), les élus vont faire le choix du public, et confier à une équipe de spectateurs bénévoles, animés du seul souci de partager leur plaisir avec le plus grand nombre de nîmois, le soin de concevoir une saison « municipale » de théâtre, et d'en assurer totalement la gestion en toute indépendance.

Au fil des années, une programmation judicieuse et un travail militant intense de promotion des spectacles élargirent le public et, par là même, renforcèrent les équipes successives.
Vint alors, naturellement, sa reconnaissance par les autres collectivités : d'abord le Conseil Général du Gard -plus du tiers des spectateurs habitent d'autres communes - puis le Conseil Régional et, enfin, l'Etat.
Dans ses relations avec ses multiples interlocuteurs, l'ATP de Nîmes n'eut jamais comme fil conducteur que la passion du théâtre, et comme seul parti pris celui des gens, des artistes, des créateurs qui le font.
A l'ATP, les responsables se succèdent. Après Jacqueline Chambon, c'est Georgette Bonnot, puis Marthe Huard qui assureront la présidence jusqu'en 1980. C'est Alain Massot qui leur succède jusqu'en 1995, date à laquelle il devient adjoint municipal chargé de la Culture. Gérard Cardonnet prend alors le relas. Il est aujourd'hui encore président de l' association. 

Les municipalités se sont succédées aussi, sans que jamais soit vraiment remise en cause la confiance accordée à l'ATP qui a toujours était subventionnée.Ce qui se passait à Nîmes n'échappa pas à des spectateurs voisins, partageant le même désir : aujourd'hui existent aussi des ATP à Alès (depuis 1977), Uzès (depuis 1980), Vauvert-Vergèze (depuis 1990… ?). Le Gard s'est montré terre fertile.
Chaque association est indépendante, sur le plan juridique et financier - toutes sont régies par la loi de 1901- . Elles sont toute réunies en fédération nationale, la FATP, actuellement présidée par le président de l'ATP de Nîmes.
Si l'ATP est bien ancrée dans l'histoire locale, elle ne participe pas moins au grand mouvement du théâtre populaire et de décentralisation théâtrale dont elle est issue.
Aujourd'hui, la Fédération regroupe une quinzaine d'ATP,  présentes d'Epinal à la Côte Basque, avec une plus forte concentration dans le Sud-est. Dans chacune d'elles, des spectateurs passionnés, souvent investis dans l'éducation populaire présentent, au public le plus large possible, la création théâtrale contemporaine, du répertoire aux nouvelles écritures, avec une attention particulière pour les jeunes compagnies.

 

Outre sa mission de programmateur, l'ATP se veut initiatrice du plaisir théâtral. A cet effet, elle a mis en œuvre, en direction du public jeune, des pratiques visant à faire tomber le mythe du théâtre élitiste et inaccessible. Depuis sa création, l'ATP a favorisé toutes sortes d'initiatives comme des stages de théâtre, des concours d'affiches, de nouvelles, de photos.
Certains spectacles programmés sont le prétexte à des rencontres, discussions avec l'auteur, le metteur en scène, les comédiens et des étudiant, lycéens,collégiens  échanges qui débouchent sur une approche et une connaissance plus concrète du spectacle vivant

Au fil des saisons, les nîmois ont pu approcher la plupart des grands metteurs en scène français, les plus importantes compagnies et la plupart des Centres Dramatiques Nationaux.
Ils ont eu l'occasion de découvrir bon nombre de compagnies étrangères venant d'Espagne, Italie, Californie, Russie, Angleterre, Japon, Côte d'Ivoire, Hollande, Belgique, Roumanie…Ils ont participé à la découverte de formes théâtrales innovantes, de jeunes talents dont certains sont devenus les grands noms, références du théâtre d'aujourd'hui. L'ATP veille toujours à ce que le fossé ne se creuse pas entre le public et la création.
Elle soutient les acteurs vivants, les jeunes compagnies, les metteurs en scène encore inconnus… Nécessairement elle se préoccupe du public sans qui le théâtre n'existerait pas. L'ATP a constamment le souci d'informer le spectateur, de l'amener à recevoir les démarches diverses des créateurs, à développer sa curiosité, de l'amener à accepter d'entrer, peu à peu, dans des univers particuliers ou des formes inhabituelles.